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Quand on souffre de TOC, il y a une chose très étrange qui peut se produire :nos valeurs, celles qui nous guident dans la vie, deviennent… un terrain d’angoisse.

Et parfois, ce ne sont même plus elles qui nous guident, mais la peur de ne pas les incarner parfaitement.


Les TOC n’attaquent pas au hasard.

Ils ne vont pas là où ça t’est indifférent. Ils vont là où ça touche. Là où ça compte.


👉 Tu valorises la bienveillance ? Les TOC t’envoient des pensées violentes, choquantes, et tu te demandes : “Et si c’était moi ?”

👉 Tu veux être une personne honnête ? Ils t’assaillent de doutes : “Et si j’avais menti sans m’en rendre compte ?”

👉 Tu veux protéger les autres ? Alors tu vérifies encore et encore… Parce que si tu ne le fais pas, “quelque chose de grave pourrait arriver, par ta faute.”


Et c’est là que ça devient piégeant.

Parce qu’à force de lutter contre ces pensées, tu peux te retrouver à vivre à côté de tes valeurs, tout en croyant les défendre.

Tu passes ta journée à faire des compulsions pour “ne pas nuire”.Tu évites des lieux, des gens, des situations… par peur de mal faire. Tu te tortures intérieurement pour être sûr·e d’avoir été juste, clair·e, “pur·e”.

Mais ce n’est plus toi qui choisis. C’est la peur. Et petit à petit, elle t’éloigne de ta liberté.


Alors que faire ?


Il ne s’agit pas de rejeter tes valeurs. Au contraire. Il s’agit de te réapproprier ce qui est vraiment important pour toi…sans laisser les TOC en décider.

C’est là qu’intervient un concept central en thérapie comportementale (TCC et ERP) :

👉 Apprendre à agir en accord avec ses valeurs, même quand l’anxiété est présente. Même quand le doute hurle dans ta tête. Même quand tu n’as pas la garantie à 100 %.

Par exemple :


💛 Si tu valorises l’amour et la présence :→ tu continues à être proche de ceux que tu aimes, même si tu as peur de leur faire du mal par une pensée intrusive.

💛 Si tu valorises l’authenticité :→ tu t’exprimes, même si tu crains que ce ne soit pas parfaitement formulé.

💛 Si tu valorises la liberté :→ tu te laisses vivre, même si l’obsession veut te faire tout contrôler.

🤍 Ce n’est pas simple. C’est un travail de fond. Mais c’est un chemin très fort, très puissant :revenir à toi. À ce qui est profondément vrai, et non ce que l’angoisse exige.


En résumé :

  • Les TOC détournent tes valeurs.

  • Ils utilisent ce que tu aimes contre toi.

  • Mais tu peux apprendre à revenir à ce qui compte VRAIMENT.

  • Et ça, c’est une vraie force.


Tu n’as pas besoin d’être parfait·e pour être fidèle à toi-même. Ta valeur, tu la portes déjà. Tu peux choisir de te rapprocher d’elle… un pas à la fois. Même en tremblant. Même dans l’incertitude.

Et ça, c’est déjà un immense acte de courage.


 
 
 


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Et si apaiser le mental passait aussi par l’intestin ?


On pense souvent à l’anxiété ou aux TOC comme des phénomènes “dans la tête”. Pourtant, de plus en plus d’études révèlent un lien étonnant mais très réel entre ce que nous ressentons... et ce qui se passe dans notre ventre.

C’est ce qu’on appelle l’axe intestin-cerveau : une communication constante entre le système digestif et le cerveau, via les nerfs, les hormones et le microbiote (la fameuse “flore intestinale”).


🧠 Et si rééquilibrer cet axe pouvait contribuer à calmer les tempêtes mentales ?


Des chercheurs ont observé que certaines personnes atteintes de troubles anxieux, de dépression ou même de TOC présentent un microbiote déséquilibré.Ce déséquilibre peut aggraver l’inflammation, perturber la régulation des neurotransmetteurs (comme la sérotonine, dont une grande partie est produite... dans l’intestin !), et renforcer l’hypervigilance ou les ruminations.

C’est là que les probiotiques entrent en jeu.


🦠 Les probiotiques, ces bonnes bactéries, peuvent aider à :


  • Restaurer une flore intestinale saine (après stress, antibiotiques, alimentation déséquilibrée…)

  • Réduire les marqueurs de stress et d’anxiété

  • Soutenir l’équilibre émotionnel global

  • Diminuer certains symptômes physiques liés à l’angoisse (troubles digestifs, fatigue, tensions)


👉 Des souches comme Lactobacillus rhamnosus, Bifidobacterium longum ou Lactobacillus helveticus sont actuellement étudiées pour leur potentiel “psychobiotique” — c’est-à-dire leur effet positif sur le mental.


Mais ce n’est pas tout. D’autres compléments naturels peuvent aussi accompagner un esprit en boucle ou surchargé :

Magnésium : soutient le système nerveux, détend les muscles, réduit l’irritabilité.

Oméga-3 : essentiels pour les connexions cérébrales, ils stabilisent l’humeur et réduisent l’inflammation.

Vitamine D : un taux bas est souvent associé à des troubles de l’humeur.

L-théanine (du thé vert) : calme l’anxiété sans provoquer de somnolence.

Ashwagandha, safran, rhodiola : des plantes adaptogènes qui aident le corps à mieux répondre au stress chronique.


⚠️ Un complément n’est pas un remède miracle. Il ne remplace ni la psychothérapie, ni les traitements médicaux, mais peut offrir un soutien doux et naturel dans un parcours global de soin. Toujours en parler avec un professionnel, surtout en cas de traitement médicamenteux.


💬 Ce qu’il faut retenir ?


👉 Ton cerveau et ton ventre travaillent ensemble.

👉 Prendre soin de ton équilibre intestinal peut aussi apaiser ton mental.

👉 Ce que tu mets dans ton assiette, et parfois en complément, peut te soutenir au quotidien.

Et surtout… tu mérites de te sentir mieux, de t’écouter avec bienveillance, et d’explorer toutes les pistes qui peuvent t’aider.


🎯 5 conseils pour bien choisir et intégrer les probiotiques et compléments naturels dans ton quotidien :


🔍 1. Choisis des souches documentées


Certaines bactéries ont fait leurs preuves sur le plan émotionnel. Par exemple :→ Lactobacillus rhamnosus GGBifidobacterium longum 1714Lactobacillus helveticus R005

👉 Vérifie les souches exactes sur l’étiquette (pas juste “probiotiques” en général)

🕒 2. Sois régulier

Les effets ne sont pas instantanés. Il faut souvent 2 à 4 semaines pour ressentir des bienfaits. L’essentiel : en prendre chaque jour, à heure fixe si possible.

🍽️ 3. Prends-les de préférence à jeun ou avant un repas léger

C’est souvent à ce moment que les probiotiques survivent le mieux à l’acidité de l’estomac. Certains compléments précisent aussi le moment idéal sur la boîte.

👩‍⚕️ 4. Demande conseil à un pro de santé

Surtout si tu prends déjà un traitement anxiolytique ou antidépresseur, car certains compléments (plantes, vitamines) peuvent interagir. Un avis médical personnalisé est toujours plus sûr.

🧠 5. Combine avec des habitudes qui soutiennent le microbiote→ Manger plus de fibres (fruits, légumes, légumineuses)→ Réduire les excès d’alcool et de sucre→ Dormir suffisamment→ Bouger un peu chaque jour→ Limiter le stress chronique (respiration, relaxation, nature…)


Rappelle-toi : chaque petit geste compte. Soutenir ton corps, c’est aussi soutenir ton mental. Tu n’es pas obligé d’aller vite. Tu peux juste commencer… un jour à la fois. 💛

Parfois, c’est en nourrissant l’intérieur invisible qu’on commence à alléger l’esprit.


 
 
 


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Parfois, un événement de la vie, petit ou grand, vient planter une graine dans notre esprit. Un mot de travers. Un geste mal interprété. Un détail qu'on aurait pu oublier, mais qui, avec les TOC, devient une obsession.


On se dit : "Ce n’est rien, passe à autre chose. "Mais l’esprit s’accroche. Rejoue la scène encore et encore. Analyse chaque regard, chaque intonation, chaque silence.

On voudrait laisser filer l'événement, comme tout le monde semble savoir le faire. Mais il revient en boucle, avec mille questions, mille doutes :Et si j’avais mal agi ? Et si c'était de ma faute ? Et si ça changeait tout ?


👉 Ce n'est pas un manque de recul. Ce n'est pas un manque de maturité. C'est un mécanisme bien réel du TOC : amplifier, répéter, vouloir comprendre à tout prix pour calmer une angoisse intérieure.


💬 Et pourtant… il y a une autre voie : Reconnaître que cet événement nous bouleverse — sans lui donner tout l'espace. Accepter qu'une pensée puisse rester sans que nous devions lui obéir. Ne pas chercher à effacer l'empreinte à tout prix, mais apprendre à vivre malgré elle.


Ce n’est pas renoncer. C’est s’alléger. C’est ouvrir une porte, un peu plus grande chaque jour, vers une vie plus libre.

Tu as le droit d'être touché par ce que tu vis. Tu as aussi le droit de ne pas tout résoudre tout de suite.


Petit rappel pour toi qui luttes en silence :Tu n’es pas défini par ce que tu ressasses. Un événement douloureux, une erreur, un doute… ne sont pas ton identité. Tu es la personne qui survit, qui cherche, qui avance — même quand l’esprit voudrait rester coincé. Et ça, c’est une force énorme.

Parfois, lâcher prise commence juste par dire :"Je vois cette pensée. Je ne suis pas obligé de la suivre. "Et ça suffit, pour aujourd'hui.

Prenons soin de nos tempêtes intérieures.


 
 
 
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