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Vivre avec des TOC, c’est souvent ressentir une lutte intérieure permanente. Un combat entre des pensées qui nous assiègent, une peur qui s’impose malgré nous, et ce besoin irrépressible de faire quelque chose pour calmer cette tempête.

🔹 Mais peut-on donner du sens à ce qui nous fait souffrir ?


📖 Viktor Frankl, psychiatre et survivant des camps de concentration, a écrit :"Qu’on me comprenne bien : loin de moi l’idée que la souffrance est nécessaire pour donner un sens à la vie. J’insiste seulement sur le fait qu’on peut trouver ce sens même à travers la souffrance, si celle-ci est inévitable."


Lorsque l’on souffre de TOC, il est difficile de voir au-delà des rituels, des angoisses, du flot incessant de pensées qui nous harcèlent. Mais si nous ne pouvons pas toujours choisir nos pensées, nous pouvons choisir ce que nous en faisons.


🔹 Les TOC imposent, mais nous avons encore un pouvoir.

Le plus dur, c’est cette impression d’être à la merci d’un esprit qui nous trahit.Les obsessions s’imposent, les compulsions soulagent temporairement, et l’angoisse finit par structurer chaque journée.


Mais Frankl nous rappelle une vérité essentielle :


📖 « Lorsqu’un homme se rend compte que son destin est de souffrir, sa tâche devient alors d’assumer sa souffrance. Personne ne le soulagera de ses peines ou ne les endurera à sa place. Sa chance unique réside dans la façon dont il portera son fardeau. »

Les TOC nous forcent à porter un fardeau, mais nous pouvons choisir comment nous le portons.


👉 Va-t-on lutter contre soi-même en permanence, en rejetant cette réalité ?

👉 Ou peut-on apprendre à voir cette souffrance autrement, à l’intégrer différemment, à ne plus la laisser nous définir entièrement ?


🔹 Là où il y a de la souffrance, il peut y avoir de la grandeur.

Certains jours, il semble impossible de sortir de cette boucle infernale.

Mais Frankl nous rappelle que, même dans les pires situations, il y a un espace intérieur qui nous appartient encore.


📖 « La façon dont un être humain accepte son sort et toute la souffrance que cela implique, la manière dont il porte sa croix, lui donne amplement l'occasion - même dans les circonstances les plus difficiles - de donner un sens plus profond à sa vie. »


Nous ne sommes pas que nos TOC.

Nous sommes aussi ce que nous décidons de faire avec eux.

Et si, au lieu de leur laisser le contrôle, nous les considérions comme une part de notre histoire, mais pas comme son seul chapitre ?


Nous pouvons encore choisir.

Le TOC nous prend beaucoup, mais il ne peut nous priver de notre capacité à donner du sens à ce que nous vivons.


💙 Même dans cette lutte, nous restons plus forts que nos obsessions.


 
 
 

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Vivre avec des TOC, c’est souvent ressentir un enchaînement de pensées envahissantes, d’angoisses oppressantes et de rituels épuisants. C’est être pris au piège d’un mental qui tourne en boucle, nous enfermant dans une réalité où chaque instant semble menacé par une peur invisible.

Mais même dans la tempête, il existe des ancrages puissants, capables de nous reconnecter à la vie, au-delà des obsessions et des compulsions.


📖 Viktor Frankl, psychiatre et survivant des camps de concentration, nous rappelle une vérité essentielle : même dans la souffrance, nous avons encore un choix.

Un choix sur la manière dont nous portons notre douleur, dont nous nous accrochons à ce qui nous relie profondément à la vie.


🔹 Quand les TOC enferment, l’amour libère.

Dans les pires conditions de son existence, Frankl a trouvé une force inébranlable dans la pensée de sa femme. Il n’avait aucune certitude qu’elle était encore en vie, mais le simple fait de l’imaginer, de dialoguer intérieurement avec elle, lui donnait la force d’avancer.


Il écrit :"L’être humain trouve son salut à travers et dans l’amour. Même dans l’extrême affliction, lorsqu’il ne peut plus agir de manière positive, lorsqu’il ne lui reste plus que la dignité de supporter sa souffrance, il peut éprouver un sentiment de plénitude en contemplant l’image de sa bien-aimée."


🔹 Et si, nous aussi, nous nous raccrochions à ce qui nous relie ?Face aux TOC, l’esprit nous assiège de scénarios angoissants, d’images que nous ne voulons pas voir, de pensées que nous ne voulons pas avoir. C’est une prison mentale.

Mais il est possible de créer un espace intérieur plus vaste que cette prison.

Un espace où l’on choisit d’éclairer son esprit avec des pensées qui nous relient à la vie, plutôt qu’à la peur.


👉 Quand l’angoisse monte, pouvons-nous ramener à notre esprit ceux que nous aimons ?

👉 Quand les TOC nous enferment, pouvons-nous nous reconnecter à ce qui nous dépasse ?

👉 Quand la souffrance semble insupportable, pouvons-nous nous rappeler que nous ne sommes pas définis par elle, mais par l’amour que nous portons aux autres ?

Les TOC tentent de nous éloigner de l’essentiel. Mais il est encore possible d’aimer, de ressentir, d’être relié à quelque chose de plus grand.


Et parfois, dans les moments les plus sombres, c’est cette simple pensée qui peut suffire à raviver une lumière.


 
 
 

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Les Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC), c’est un peu comme avoir un logiciel qui tourne en boucle dans le cerveau. Imagine une chanson que tu n’arrives pas à arrêter, sauf que cette chanson n’est pas joyeuse. C’est une peur qui revient encore et encore, te forçant à faire certaines choses pour te calmer… sauf que ça ne fonctionne jamais longtemps.

Beaucoup de gens pensent que les TOC, c’est juste "aimer quand tout est propre et bien rangé" ou "avoir des petites manies". Mais en réalité, c’est bien plus profond que ça. Les TOC envahissent l’esprit, prennent du temps, épuisent mentalement et créent une véritable souffrance.

Alors, comment ça marche exactement ? Pourquoi le cerveau fait ça ? Peut-on s’en débarrasser ? Voici un guide pour comprendre ce qui se passe dans ta tête.


1. Les TOC, c’est quoi ?


Un TOC, c’est une boucle qui se répète sans fin.

Il y a deux éléments clés dans un TOC :


🔹 L’obsession 🧠 : Une pensée ou une image qui revient sans cesse, souvent angoissante et impossible à ignorer. Elle peut porter sur la peur de la saleté, du danger, de faire du mal sans le vouloir, de ne pas avoir bien fait quelque chose, etc.

🔹 La compulsion 🔄 : Un geste, une action ou une vérification que l’on fait pour essayer de calmer l’angoisse. Ça peut être se laver les mains 20 fois, répéter une phrase dans sa tête, ranger des objets d’une certaine manière, etc.

Sur le moment, la compulsion donne un petit soulagement... mais quelques minutes plus tard, l’obsession revient, encore plus forte. Et c’est le début d’un cercle vicieux.


2. Un exemple concret pour mieux comprendre


Imagine que ton cerveau te dit : "Si tu ne touches pas cette poignée de porte trois fois, quelque chose de grave va arriver à ta famille."

👉 L’obsession : La peur qu’un malheur arrive.

👉 La compulsion : Toucher la poignée trois fois pour essayer de calmer cette peur.

Sur le moment, tu as l’impression d’être soulagé.e, mais très vite, l’angoisse revient… et le cycle recommence. Plus tu fais la compulsion, plus le TOC devient fort.


Ce mécanisme peut prendre plein de formes différentes :

TOC de contamination : Peur des microbes, de tomber malade → se laver les mains encore et encore.

TOC de vérification : Peur d’avoir oublié quelque chose → vérifier dix fois si la porte est bien fermée.

TOC de rangement et symétrie : Besoin que tout soit "parfait" pour éviter une catastrophe.

TOC des pensées interdites : Peur d’avoir des idées violentes ou interdites → se rassurer en répétant des phrases.

Dans tous les cas, le cerveau déclenche une fausse alarme et oblige à faire quelque chose pour calmer la peur.


3. Pourquoi le cerveau fait ça ?


Normalement, le cerveau gère les alertes et les dangers. Il est censé détecter ce qui est réellement dangereux (comme traverser la rue sans regarder) et ce qui ne l’est pas (comme toucher une poignée de porte).

Mais dans les TOC, ce système est déréglé. Le cerveau surestime le danger et envoie des signaux d’alarme même quand il n’y a aucun risque.

C’est comme un détecteur de fumée qui se met à sonner alors qu’il n’y a pas d’incendie.

Et comme le cerveau veut que cette alarme s’arrête, il pousse à faire des compulsions… sauf que plus on les fait, plus il apprend qu’il doit continuer à envoyer ces signaux.


4. Pourquoi les compulsions ne sont pas la solution ?


Faire une compulsion, c’est comme mettre un pansement sur une alarme au lieu de réparer l’alarme. Ça calme l’angoisse pour quelques minutes, mais ça ne règle pas le problème.

En réalité, plus on obéit aux TOC, plus ils deviennent puissants. C’est comme un monstre qui grossit à chaque fois qu’on lui donne ce qu’il veut.

C’est pour ça que les traitements contre les TOC reposent sur l’apprentissage du lâcher-prise, en acceptant de ne pas répondre aux compulsions pour apprendre au cerveau que l’alarme est fausse.


5. Peut-on s’en débarrasser ?


Oui, on peut apprendre à gérer ses TOC et à reprendre le contrôle ! 💪

Avec de l’aide, on peut apprendre à :

Ignorer l’alarme et voir qu’elle n’est pas dangereuseNe pas faire les compulsions et voir que rien de grave ne se passePetit à petit, reprendre le contrôle sur son cerveau

Le traitement qui aide le plus, c’est la TCC (Thérapie Cognitivo-Comportementale). On y apprend à se confronter progressivement à ses peurs sans faire de compulsion.


💡 Exemple : Si tu as un TOC de vérification, la thérapie t’aidera à NE PAS vérifier, et tu verras que rien de grave n’arrive.

Petit à petit, le cerveau comprend qu’il n’a pas besoin d’envoyer ces fausses alertes, et le TOC perd de sa force.


6. Ce qu’il faut retenir


Les TOC ne sont pas de simples manies, mais un trouble qui dérègle le système d’alarme du cerveau.

Faire une compulsion soulage sur le moment, mais entretient le TOC à long terme.

On peut apprendre à les gérer et à reprendre le contrôle sur ses pensées.

Avec la bonne approche et un accompagnement, les TOC peuvent perdre en intensité.


Si tu ressens ce genre de pensées envahissantes et que tu te reconnais dans ces descriptions, tu n’es pas seul.e, et il existe des solutions. Parler à un proche ou consulter un professionnel peut vraiment t’aider. 💙

 
 
 
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