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Certaines musiques laissent en nous une trace indélébile. Elles résonnent, font écho à quelque chose d'intime, et nous transportent dans un état de bien-être fugace mais précieux. Pour moi, Heaven des Talking Heads en fait partie.


Ce morceau, avec sa mélodie douce et ses paroles presque mystiques, crée un espace où le temps semble suspendu, un refuge face au tumulte intérieur. Il y a dans cette chanson une sorte de paradoxe : une vision du paradis comme un lieu où tout est immuablement parfait, mais peut-être trop figé, trop prévisible.

Et pourtant, c'est justement cette idée qui, pour moi, procure un sentiment de sérénité, une bulle de calme dans un monde souvent chaotique.


Les paroles de Heaven dépeignent un endroit où "rien ne change jamais" et où "tous les groupes jouent la même chanson". Cette idée d'une éternelle routine paradisiaque questionne notre perception du bonheur : un lieu où tout est parfait peut-il devenir lassant ?

Est-ce que l'imperfection et le chaos du monde ne sont pas finalement ce qui lui donne son sens ?


Cette réflexion mélancolique sur la quête de paix et de stabilité résonne profondément, surtout pour ceux qui vivent avec des troubles psychiques et cherchent un équilibre fragile entre le chaos et l'apaisement.


Quand on vit avec des troubles psychiques, ces instants de connexion musicale peuvent être une ancre, une respiration dans l'océan des pensées. La musique devient alors bien plus qu'un simple divertissement : elle est une compagne, une échappatoire, parfois même une forme de soin invisible mais profond.


Elle permet de poser les émotions, de leur donner une forme, un son, un rythme. Elle peut exprimer ce que les mots peinent à traduire, et parfois même nous aider à mieux nous comprendre.


Dans les moments où l'esprit est submergé par l'anxiété ou la confusion, une chanson comme Heaven agit comme un fil tendu entre la réalité et l'imaginaire, une passerelle vers un apaisement temporaire mais précieux. C'est un instant de grâce, une parenthèse qui, même si elle est éphémère, laisse une empreinte durable.


🎵 Et vous, quelle est cette chanson qui vous fait entrer dans une bulle de paix, même pour un instant ? Partagez en commentaire !


 
 
 

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Plongez dans l'univers fascinant de Stephan Schillinger© 🌟, un auteur captivant qui nous invite à explorer les mystères du destin à travers ses œuvres inspirantes. Son livre « Par un Curieux Hasard » est une véritable invitation à la réflexion, où chaque page révèle des synchronicités troublantes et des rencontres inévitables.


Avec une plume poétique et une approche philosophique, Stephan Schillinger© nous transporte dans un voyage intérieur, où le hasard devient une porte vers une compréhension plus profonde de notre existence.


"L’émotion, c’est le vivant qui s’exprime à travers cette caisse de résonance que nous sommes. 

Elle contient l’information qui nous manque à notre sujet, et qui de ce fait, nous dirige.

La résistance à ces émotions que l’on refoule — par désir de conformité, par peur de la vulnérabilité, etc. — revient à nager contre le courant du fleuve du vivant qui nous traverse.

En société, les symptômes découlant de cette résistance pourront donc prendre le nom d’hypersensibilité. Débordement permanent d’un vase plein, qui n’a jamais été vidé.

S’autoriser à vivre l’émotion réprimée nous permet d’accéder à l’information cachée qu’elle transporte à notre sujet, qui appelle à être vécue, et éventuellement transmutée.

En accédant à la vulnérabilité à laquelle elle nous convoque, nous faisons acte de confiance, en celui qui en est le témoin, et dans l’intelligence du vivant qui nous anime.

C’est risquer de se voir reprocher de « glorifier la vulnérabilité », alors qu’elle est le moyen d’accéder à l’information qui nous dirige quand nous y sommes aveugles, d’accéder à cet autre, en face, qui nous reçoit ou nous rejette à la mesure exacte de sa capacité à se recevoir lui-même.

C’est, enfin, avoir accès à soi, et ce faisant inviter l’autre à avoir accès à lui. C’est incarner la proposition d’une vie plus profonde et plus congruente au-delà de l’injonction d’être ce que cet autre qui se fuit attend de nous : de faire preuve d’une insensibilité qui lui permettra de ne pas se rencontrer lui-même."


"La grande théologie serait, peut-être, de trouver nos pairs. Ceux qui partagent le même monde que nous, qui brûlent du même feu ardent.

Le même désir de profondeur, la même envie de déchirer le voile des illusions, de revenir à la Nature.

Ceux que vous cherchez, vous cherchent déjà."


"La prison la plus difficile à quitter est celle que nous nous construisons pour nous sentir en sécurité — comme autant de certitudes, qui marqueront donc une séparation entre soi et le monde.

Face à la découverte des limites de cette architecture traumatique, nous commençons à entendre l’appel du dehors — du plus grand que soi. 

Ce murmure venu d’ailleurs, ou peut-être depuis « en-dedans », nous poussera à desceller une à une, les pierres de notre prison, comme autant de nos convictions, pour envisager de bâtir des ponts plutôt que des murs."


Stephan Schillinger©️ 📚 Extrait des livres « Par un Curieux Hasard »


 
 
 

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Il y a des maux que l’on peine à dire, des souffrances qui s’immiscent silencieusement dans l’âme et que les mots ordinaires ne suffisent pas à exprimer. Emily Dickinson fait partie de ces rares voix qui ont su transformer l’indicible en poésie. Dans ses vers, elle capture l’anxiété, la solitude, la douleur existentielle, et cette étrange frontière entre l’ombre et la lumière, où beaucoup d’entre nous se retrouvent.


« Je suis Personne ! Qui êtes-vous ?Êtes-vous – Personne – aussi ?Alors nous faisons la paire ! »


Avec son écriture à la fois fragile et puissante, Dickinson parle aux âmes en marge, à ceux qui se sentent en décalage avec le monde. Elle-même a choisi une vie de retrait, loin de l’agitation, mais son œuvre traverse le temps et nous touche encore aujourd’hui. Elle met en mots cette sensation de ne pas toujours appartenir, ce combat intérieur entre l’envie d’exister et le besoin de se protéger.


Quand la souffrance devient une énigme


L’un des plus grands défis de la souffrance mentale, c’est qu’elle semble insaisissable, impossible à définir avec précision. Dickinson l’a parfaitement traduit dans ces vers :


« La douleur – a un Élément de Vide –Elle ne peut se souvenir

Quand elle a commencé – ou s’il fut un temps

Où elle n’existait pas – »


Les troubles anxieux, la dépression, les TOC ont cette même qualité fantomatique : ils s’ancrent en nous sans que l’on sache toujours quand ils ont pris le dessus. Ils deviennent une toile de fond, une seconde nature, à tel point qu’il est parfois difficile d’imaginer une vie sans eux. Mais Dickinson nous rappelle que si la douleur semble infinie, elle n’est pas pour autant une fatalité.


La poésie comme refuge et révolte


Pour elle, l’écriture n’était pas seulement un moyen d’expression, c’était une forme de survie, un espace où elle pouvait laisser libre cours à ses pensées sans entrave. Et c’est peut-être là que réside la force de la poésie : elle nous offre une autre manière d’exister, de dire ce que l’on n’ose pas toujours avouer à voix haute.


Chez TocToMe, nous croyons en ce pouvoir des mots. Nous savons que les témoignages, les récits de vie, les expériences partagées ont un rôle essentiel dans le chemin vers la guérison. Parler, écrire, lire… c’est déjà une forme de révolte contre l’invisibilité de la souffrance.


Si vous vous reconnaissez dans ces luttes, sachez que vous n’êtes pas seuls. La sensibilité que l’on vous reproche parfois est aussi votre plus grande force. Et peut-être, comme Dickinson, trouverez-vous dans les mots un abri, un espoir, une manière d’exister autrement.


💬 Et vous, y a-t-il un poème, une phrase, un livre qui vous a aidé à traverser l’obscurité ?



 
 
 
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