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Il y a des jours où les pensées prennent trop de place .Des rituels qu'on ne contrôle pas vraiment. Des gestes qu’on répète, pas parce qu’on le veut… mais parce qu’on ne peut pas faire autrement.


C’est ça, vivre avec des TOC. Ce n’est pas “être maniaque” ou “aimer quand c’est bien rangé”. C’est une tempête silencieuse, souvent invisible. Et dans cette tempête, l’interaction sociale devient parfois un naufrage.


🙃 Sourire quand on doute.

🙏 Se concentrer sur une conversation pendant que son esprit répète en boucle “et si, et si, et si…”

😔 Ressortir vidé d’un moment censé être léger.


Alors, parfois, on choisit la solitude. Pas par rejet du monde. Mais parce qu’elle est douce, la solitude. Elle ne juge pas. Elle laisse la place au calme, au contrôle, à la respiration.

Mais ce choix-là n’est pas toujours compris. “Tu t’éloignes”, “tu ne viens jamais”, “t’as changé”. Non. Je me préserve. Je me soigne. Je me reconnecte.


Ce n’est pas un caprice. Ce n’est pas de l’égoïsme. C’est un acte de survie.

Et pourtant, ce n’est pas une fatalité.

Avec du soin, du soutien, de la patience. Avec des regards qui ne blessent pas. Des silences qui n’écrasent pas. Des mains tendues, pas forcées.


À ceux qui vivent ça : vous n’êtes pas seuls. À ceux qui aiment quelqu’un comme ça : votre présence douce peut tout changer.


 
 
 

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Hypersensibilité, confiance et déception : quand les émotions prennent toute la place


Certaines personnes vivent les relations humaines avec une intensité que peu comprennent.

Elles aiment sans demi-mesure. Elles font confiance avec une sincérité désarmante. Elles offrent leur écoute, leur temps, leur énergie… sans rien attendre en retour — ou presque.

Mais ce "presque", c’est essentiel : elles espèrent, au fond, une forme d’écho. De la douceur. De la reconnaissance. De l’empathie. Et quand cet écho ne vient pas… la chute peut être brutale.


Pourquoi aime-t-on "trop", parfois ?


Chez Toctome, on rencontre souvent des personnes qui se reconnaissent dans ce schéma. Et ce n’est pas un hasard.

L’hypersensibilité, les troubles anxieux, ou encore les TOC peuvent amplifier le besoin de lien, le besoin de sens dans les relations. Quand on se sent souvent incompris, différent, ou submergé par ses pensées, on aspire à des connexions vraies, profondes, stables.

Alors, quand une relation semble sincère, on s’y investit totalement. On veut bien faire. On veut que l’autre se sente aimé, compris, soutenu.

Mais parfois, on donne à quelqu’un qui ne sait pas recevoir. Ou qui ne voit pas — ou ne comprend pas — la valeur de ce qui lui est offert.


Et quand la bienveillance ne revient pas ?


C’est là que ça fait mal. Quand tu tends la main… et qu’on ne la prend pas. Quand tu ouvres ton cœur… et qu’on ne le respecte pas. Quand tu donnes de la bienveillance, de l’empathie, de la confiance — et que tout ce que tu reçois, c’est du silence, de l’évitement… ou même des reproches.

Tu te demandes alors :

Ai-je été trop intense ?

Est-ce ma faute ?

Est-ce que je dérange ?

Mais la vérité, c’est que ce n’est pas toi qui es "trop".C’est peut-être simplement que l’autre n’était pas capable de recevoir tout ce que tu avais à offrir.


Aimer fort, c’est beau — mais pas au détriment de soi


Il ne s’agit pas de changer qui tu es. Il ne s’agit pas d’aimer moins, ou de devenir méfiant.

Il s’agit d’apprendre, doucement, à te choisir aussi. À ne pas tout donner si ça te vide. À poser des limites, même quand tu veux bien faire. À reconnaître que ton amour, ta confiance, ta tendresse ont de la valeur.


Tu n’es pas seul(e)


Chez Toctome, on sait que cette intensité émotionnelle peut être magnifique… mais aussi épuisante.

On est là pour t’aider à la comprendre, à l’accueillir, à mieux la vivre.

Si tu te reconnais dans ces mots, prends un instant pour respirer. Tu n’es pas "trop". Tu es juste beaucoup, dans un monde qui va souvent trop vite.



 
 
 

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On parle souvent de la souffrance visible des TOC : les rituels envahissants, les pensées obsessionnelles, les blocages du quotidien. Mais ce qu’on évoque moins, c’est la fatigue psychique qui s’installe dans le temps, quand les TOC deviennent chroniques, quand ils grignotent doucement nos ressources sans que personne ne le voie — parfois même sans qu’on s’en rende compte soi-même.

Cette fatigue n’est pas seulement de l’ordre de la lassitude.

C’est un épuisement profond, qui s’ancre dans le corps, le cœur, la tête. C’est le résultat d’années à lutter intérieurement, à se contrôler, à compenser, à cacher, à répéter les mêmes gestes pour se rassurer, pour tenir debout… mais à quel prix ?

💬 "Je suis fatigué·e avant même que la journée commence. Fatigué·e d’avoir toujours à me battre contre moi-même. Fatigué·e de devoir expliquer, justifier, cacher."


Avec le temps, les TOC ne fatiguent pas seulement le mental, ils érodent aussi :

  • notre capacité à se concentrer

  • notre envie de socialiser

  • notre créativité

  • notre élan vital

  • notre confiance en nous

  • notre espoir parfois


Et c’est souvent là que le burn-out psychique s’installe : insidieux, silencieux, paralysant. Il ne s’agit plus seulement de souffrir de TOC, mais de ne plus avoir la force de continuer à y faire face.


Mais il existe des façons d’alléger ce poids. Pas pour faire disparaître les TOC d’un coup, mais pour préserver notre énergie mentale, et nourrir ce qu’il reste de vivant en nous.


Voici quelques clés, simples mais essentielles :

1. Déconstruire l’idée qu’on doit "aller mieux" à tout prix. La pression de guérir vite est une double peine. On a le droit de ralentir. D’être en pause. De ne pas avancer en ligne droite.

2. Écouter les signaux de notre corps. Fatigue chronique, douleurs, sommeil perturbé : ce sont des messages. Ce n’est pas du caprice, ce n’est pas de la faiblesse. C’est du vécu.

3. S’accorder des micro-espaces de récupération. Même quelques minutes par jour : une respiration consciente, de la musique, la lumière du jour, une marche, un silence. Ce sont de petites réparations intérieures.

4. S’entourer d’au moins une personne qui comprend. La solitude accentue la fatigue. Une oreille bienveillante peut faire toute la différence. Un thérapeute. Un·e ami·e. Une communauté. Toctome est là aussi pour ça.


💗 5. Être doux·ce avec soi. Ce n’est pas parce que tu es fatigué·e que tu es en train d’échouer. C’est parce que tu résistes depuis longtemps. Et que tu mérites, plus que jamais, de te reposer, d’être soutenu·e, de respirer à nouveau.


Les TOC n’ont peut-être pas disparu, mais tu peux apprendre à ne plus les laisser t’épuiser entièrement. À t’économiser. À te reconstruire petit à petit. À déposer ce fardeau, un peu, parfois.


Ce n’est pas une course. C’est un chemin. Et chaque geste de soin envers toi est un acte de courage.


💬 Est-ce que cette fatigue, tu la ressens toi aussi ? Tu veux partager comment tu fais pour tenir ou te préserver ? Tu n’es pas seul·e, vraiment.


 
 
 
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