top of page

ree

Il y a cette attente. Infinie. Silencieuse. Celle qui ne dit rien, mais qui hurle à l’intérieur. Une attente sous la pluie.

Pas une pluie violente. Une bruine constante. Froide, insidieuse. Celle qui mouille lentement les os, sans que personne ne s’en rende compte.


Quand on vit avec des TOCs, on est souvent sous cette pluie-là. Tout semble suspendu. Chaque décision devient glissante. Chaque pensée s’embue. Alors on attend. On attend que ça passe. Que ça sèche. Que le ciel s’éclaircisse.

Mais la pluie ne cesse pas. Elle s’infiltre partout. Elle fige. Le monde continue de tourner, mais toi, tu restes là. Immobile. Sous l’eau, en silence.


Et autour, personne ne voit que tu es trempé. Personne ne vient te sauver. Tu souris, tu parles, tu t’appliques à faire "comme si". Mais dedans, tu es figé.

Englué dans cette pluie que seuls quelques-uns peuvent reconnaître.

Parce que l’attente des TOCs n’est pas visible. Elle est faite de peur, de doutes, DE regrets, de chagrins, de rituels intérieurs. Elle est cette pluie fine qui tombe dans ta tête, sans répit.


Si tu te reconnais dans ces mots :tu n’es pas seul sous la pluie.

Et un jour, oui, un jour, elle cessera.


Chez Toctome, on donne une voix à celles et ceux qui vivent cette attente.Parce qu’on ne guérit pas seul,et qu’il est temps d’être écouté, sans jugement.

 
 
 

ree

Il y a des jours où même respirer semble trop. Où la peur prend toute la place, où les pensées tournent en boucle, et où le monde paraît trop bruyant, trop exigeant, trop lointain.

Dans ces moments-là, ce qui peut tout changer… ce n’est pas une solution miracle. Ce n’est pas un conseil bien formulé. C’est une présence. Quelqu’un qui reste. Qui ne fuit pas devant notre chaos. Quelqu’un qui dit, sans mots : “Je ne comprends peut-être pas tout, mais je suis là.”

Un regard sincère. Une main posée. Un silence qui n’essaie pas de combler, mais d’accompagner.

Et c’est dans cet esprit-là que ces mots, inspirés par Ernest Hemingway, prennent toute leur force :

« Dans nos moments les plus sombres, nous n’avons pas besoin de solutions ni de conseils. Nous cherchons simplement un contact humain : une présence calme, une douce caresse. Ce sont ces petits gestes qui deviennent nos ancrages, nous aidant à rester à flot quand la vie semble trop dure. »
« N’essaie pas de me changer ni de porter ma douleur. Ne repousse pas mes ombres. Accompagne-moi dans mes tempêtes intérieures. Sois cette main ferme vers laquelle je peux me tourner lorsque je chercherai mon chemin. »
« Ma douleur m’appartient, et moi seul peux la porter. Mes batailles relèvent de ma responsabilité. Mais ta présence me rappelle que je ne suis pas seul dans ce monde parfois effrayant. C’est un signe silencieux que je mérite d’être aimé, même lorsque je me sens brisé. »
« Dans ces heures sombres où je perds mon cap, seras-tu là pour moi ? Pas comme un sauveur, mais comme un compagnon. Tiens ma main jusqu’à l’aube et rappelle-moi ma force. »
« Ton soutien silencieux est le plus beau cadeau. L’amour qui m’aide à retrouver qui je suis, même quand je l’oublie. »

"Ernest Hemingway"


🖤 À celles et ceux qui restent. Qui n’essaient pas de réparer, mais d’aimer. Merci.

 
 
 

ree

Quand on souffre de TOC, chaque choix peut devenir un labyrinthe. Même un choix simple. Même un choix qui fait du bien.

Ce n’est pas une question de paresse. Ni de manque de volonté. C’est une question de peur paralysante. De cette peur qui s’infiltre partout, même dans ce qu’on désire.


Le TOC déteste l’incertitude.


Alors quand il s’agit de faire un choix –même bon pour nous –le TOC crie :

“Et si ce n’était pas le bon ?”“Et si tu le regrettais ?”“Et si ça voulait dire que tu es une mauvaise personne ?”“Et si tu mettais quelqu’un en danger sans le vouloir ?”

Et voilà : tu te figes. Tu attends. Tu tournes en rond dans ta tête. Tu rumines. Tu “décides de ne pas décider”.

Mais l’indécision n’apaise pas. Elle creuse. Elle fatigue. Et elle t’éloigne parfois de ce que tu voulais vraiment faire, être, vivre.


Alors… pourquoi c’est si dur ?


Parce que le TOC transforme l’action en risque. Il t’inonde de doutes. Il veut que tu sois sûr à 100 % avant d’avancer. Mais cette certitude n’existe pas.

Et souvent, ce que tu aurais envie de faire, se heurte à ce que tu as peur de provoquer.


Et parfois, on finit par faire un choix… mais pas le bon.


Pas parce qu’on ne sait pas ce qu’on veut. Mais parce qu’on agit pour fuir une peur, pas pour construire ce qui compte. Parce qu’on est épuisé. Parce qu’on veut juste que l’angoisse se taise. Et sans soutien, sans regard extérieur pour nous aider à remettre du sens, on peut prendre des décisions qui nous éloignent de nos besoins profonds.

Ce ne sont pas des "erreurs", ce sont des réactions de survie. Mais avec de l’aide, avec quelqu’un à nos côtés, on peut apprendre à décider autrement. Depuis un endroit plus calme. Plus vrai. Plus aligné.


💛 Et c’est là qu’un soutien extérieur change tout.


Quand tu es seul face à tes choix, le TOC peut tout saboter. Mais quand quelqu’un est là pour t’écouter, te comprendre, t’encourager…Tu peux t’autoriser à y aller. Même petit pas par petit pas.


👉 Quelqu’un qui ne décide pas à ta place, mais qui t’aide à rester connecté à ce qui a du sens pour toi.

👉 Quelqu’un qui te rappelle que faire un choix imparfait, c’est déjà vivre.

👉 Quelqu’un qui croit en toi même quand le TOC essaie de tout brouiller.


Tu as le droit d’avoir besoin de soutien.


Ce n’est pas un échec. Ce n’est pas une faiblesse. C’est humain. Et dans le cas des TOC, c’est souvent nécessaire pour oser avancer.

Faire des choix, c’est reprendre du pouvoir. Même si la peur est là. Même si la décision est petite. Même si tu trembles.


📌 À retenir :

  • Le TOC te pousse à éviter l’incertitude, même quand le choix est bon pour toi.

  • La peur te fige parce qu’elle te fait croire qu’un mauvais choix = un danger.

  • Le soutien bienveillant d’un proche ou d’un pro peut être un tremplin immense.

  • Tu peux apprendre à décider à nouveau, en étant accompagné.

  • Et tu as le droit de te tromper. Tu as le droit de vivre.


💬 Est-ce que tu ressens cette difficulté à faire des choix, même simples ?Tu n’es pas seul. Et non, ce n’est pas “bizarre” ou “illogique”. C’est un effet du TOC. Mais ce n’est pas une fatalité.

Tu as le droit d’avancer. À ton rythme. Avec appui. Avec confiance.


 
 
 
bottom of page