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Il y a quelque chose d’injuste, de silencieusement violent, dans la manière dont les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) sont perçus en France. Depuis des années, les TOC sont présentés comme une « petite excentricité » ou un « souci de l’ordre », une manie rigolote, un trait de caractère un peu rigide. On les caricature, on les banalise, on les réduit. Et pendant ce temps-là, ceux qui vivent avec ce trouble luttent dans l’ombre, souvent seuls, dans une souffrance immense qui reste incomprise.


👉 Non, les TOC ne se résument pas à vouloir que les objets soient bien alignés.


Les TOC, ce sont des pensées intrusives, violentes, absurdes, qui s’imposent sans qu’on les invite. Ce sont des compulsions irrépressibles, des comportements répétitifs, souvent invisibles, qui visent à apaiser une angoisse insupportable.

C’est la peur constante de mal faire, de nuire, d’être responsable d’un malheur. C’est vivre avec une voix dans sa tête qui hurle et menace, même quand tout semble calme à l’extérieur.

Mais cette réalité n’est pas celle que les médias ont relayée. Pendant trop longtemps, la représentation des TOC dans les films, les séries, les articles grand public a façonné une image erronée, infantilisante et parfois moqueuse. Le personnage “maniaque” est devenu un ressort comique : il compte ses pas, aligne ses stylos, nettoie compulsivement — et on rit.

Sans jamais montrer la détresse, les larmes, l’épuisement, l’isolement qui se cachent derrière ces gestes.


🧠 Une souffrance mentale minimisée et un parcours médical souvent chaotique


Dans les discours médicaux comme dans les politiques publiques, les TOC restent souvent au second plan. On ne les inclut pas dans les grandes campagnes de sensibilisation sur la santé mentale.

Les plans nationaux, les appels à projet, les aides pour les malades, parlent de dépression, de bipolarité, de schizophrénie, rarement des TOC — comme si ce trouble n’était pas “assez grave”.


Pourtant, les personnes qui vivent avec des TOC sévères peuvent être totalement paralysées dans leur quotidien : incapacité à sortir de chez soi, à travailler, à entretenir des relations, à simplement exister sans être harcelées mentalement.

L’errance médicale est fréquente. On leur prescrit souvent des traitements inadaptés ou trop lourds, sans accompagnement spécifique.

La TCC (thérapie cognitivo-comportementale), souvent brandie comme “le traitement miracle”, ne fonctionne pas pour tout le monde et peut même être contre-productive si elle est mal appliquée.


⚠️ Et si le problème, c’était aussi le regard social ?


Le poids de la stigmatisation


La stigmatisation commence par le langage. Lorsqu’on entend quotidiennement des phrases comme « je suis un peu TOC », « il est maniaque celui-là ! », ou « c’est pas grave, tout le monde en a », on nie la réalité de ceux pour qui ce trouble est une souffrance quotidienne.

C’est une forme de violence symbolique, douce en apparence mais brutale dans ses conséquences : elle empêche les personnes concernées de se sentir légitimes dans leur détresse, elle les pousse au silence, à la honte, à l’auto-stigmatisation. Elle les empêche de demander de l’aide, de parler, d’être entendues.


Quand un trouble est mal compris, il est mal nommé, mal accompagné, mal soigné. La stigmatisation des TOC, entretenue par des représentations superficielles, empêche ceux qui en souffrent de se sentir légitimes. Elle crée de la honte. Elle isole. Elle retarde les diagnostics. Elle participe à l’errance thérapeutique. Elle alimente l’idée fausse que ce trouble est « supportable » ou « gérable avec un peu de volonté ».


Et cela a un prix. Le taux de suicide chez les personnes souffrant de TOC est alarmant. La souffrance psychique est intense, quotidienne, souvent silencieuse. Il ne suffit pas d’être “conscient” de ses obsessions pour les contrôler. Il ne suffit pas d’en parler pour être entendu. Il faut une écoute réelle, un cadre thérapeutique adapté, une reconnaissance institutionnelle.


📢 Aujourd’hui, chez Toctome, nous voulons changer cela.


Nous voulons ouvrir un espace de parole, d’écoute et de reconnaissance. Dire haut et fort que les TOC sont un trouble mental sérieux, souvent invalidant, qui mérite d’être reconnu à sa juste mesure. Nous voulons que les institutions, les professionnels de santé, les médias et la société en général arrêtent de minimiser ou de détourner le sujet.

Nous voulons remettre la personne au centre. Car derrière le trouble, il y a un être humain, souvent intelligent, sensible, lucide sur sa souffrance, mais épuisé par le combat intérieur et le manque de compréhension extérieure.


Il est temps que les TOC soient enfin inclus dans les grandes causes nationales de santé mentale.


Pas comme une note en bas de page, pas comme une bizarrerie marginale, mais comme un trouble psychique à part entière, avec ses enjeux spécifiques, ses difficultés propres, et ses besoins en matière de recherche, de soins, de prévention et d’accompagnement.


👉 Reconnaître la réalité des TOC, c’est reconnaître la douleur de milliers de personnes en France. C’est leur tendre enfin la main.


Et si ce post vous parle, si vous vous sentez concerné ou si vous connaissez quelqu’un qui souffre en silence, rejoignez notre communauté. Ensemble, brisons le silence, déconstruisons les clichés, et faisons entendre la voix des oubliés de la santé mentale.

 
 
 

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Les Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC) sont souvent résumés à des stéréotypes : le besoin de ranger, de se laver les mains, de vérifier sans cesse que la porte est bien fermée. Mais derrière ces comportements visibles, il existe un monde invisible, psychique et physique, qui échappe souvent à la compréhension. Et pourtant, il est au cœur de la souffrance de millions de personnes.


TOC : plus qu’un comportement, une urgence intérieure


Les TOC ne sont pas des manies. Ce sont des troubles anxieux chroniques où des pensées intrusives (obsessions) provoquent une angoisse tellement forte que la personne se sent obligée de réaliser un ou plusieurs actes (compulsions) pour soulager temporairement cette tension.


Ce trouble, souvent incompris, s’accompagne d’une grande culpabilité et d’une lutte intérieure permanente, car la personne est parfaitement consciente du caractère irrationnel de ses pensées – ce qui n’empêche en rien leur puissance.


Les sensations physiques et psychiques dans les TOC


Vivre avec les TOC, ce n’est pas seulement penser "trop". C’est ressentir intensément. Le corps réagit à l’anxiété comme s’il faisait face à un danger réel.


Sensations physiques fréquentes :


  • Tension musculaire continue (épaules, mâchoire, dos…)

  • Agitation motrice, impossibilité de rester immobile

  • Troubles du sommeil liés aux ruminations mentales

  • Fatigue chronique due à l’hypervigilance

  • Douleurs somatiques (maux de ventre, maux de tête…)

  • Palpitations, nausées, sueurs, vertiges en cas de crise

  • Besoin impérieux d’agir (vérifier, répéter, éviter…)

Ces réactions ne sont pas exagérées. Le cerveau perçoit les pensées obsessionnelles comme une alarme, et tout le corps se met en mode survie.


Sensations psychiques :


  • Anxiété intense face à l’obsession

  • Doute permanent, besoin de certitude absolue

  • Sentiment d’inachevé, que "quelque chose ne va pas"

  • Culpabilité et honte, surtout dans les TOC à thématiques taboues (violence, sexualité, religion…)

  • Peur de devenir "fou" ou de perdre le contrôle

  • Isolement social par peur d’être jugé ou de nuire


Focus : les phobies d’impulsion


Parmi les formes les plus mal connues des TOC, il y a les phobies d’impulsion. Elles consistent en des pensées intrusives, souvent choquantes, que la personne ne désire pas du tout mais qu’elle redoute profondément.


Exemples :

  • "Et si je poussais quelqu’un dans les escaliers ?"

  • "Et si je blessais mon bébé ?"

  • "Et si je me faisais du mal ?"


Ces pensées sont l’inverse d’un fantasme ou d’une envie. Elles génèrent une angoisse extrême, car elles vont à l’encontre des valeurs morales de la personne. Celle-ci va alors éviter certains objets (couteaux, ciseaux), certaines situations (rester seule avec un proche), ou vérifier sans cesse qu’elle n’a rien fait de mal.



Sensations physiques associées :


  • Accélération du rythme cardiaque

  • Sueurs froides, boule au ventre, nausées

  • Tremblements, tensions dans tout le corps

  • Sensation d’urgence à fuir ou à se contrôler

  • Parfois, dissociation ou impression d’être "hors de soi"


Ces manifestations renforcent l’angoisse d’être "dangereux", ce qui est faux : les personnes atteintes de phobies d’impulsion n’agissent pas sur leurs pensées, justement parce qu’elles en sont terrorisées.


Pourquoi en parler ?


Parce que trop de personnes vivent ces troubles en silence, par peur d’être mal comprises, jugées ou étiquetées.

Parce que le TOC, sous toutes ses formes, est traitable, notamment avec des thérapies adaptées (comme les TCC – thérapies cognitivo-comportementales).

Et parce qu’en mettant des mots sur ce qui est souvent tu, on ouvre des espaces de soulagement et de reconnaissance.


Chez Toctome, nous croyons que chaque vécu mérite d’être entendu – surtout ceux qu’on ne voit pas.


 
 
 

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Nous sommes ravis de vous faire découvrir une voix poétique singulière et profondément touchante : celle de Mey-Lie Macchi, jeune auteure de 22 ans dont la plume sensible éclaire les zones d’ombre de l’âme humaine.


Diagnostiquée autiste en juin 2024, Mey-Lie vit également avec des comorbidités, dont le Trouble Obsessionnel Compulsif. Ce diagnostic a marqué un tournant dans son parcours personnel et artistique, nourrissant une écriture d’une justesse rare, à la fois douce et intense, à fleur de peau et d’émotion.


En décembre 2024, son talent a été salué par un prix en écriture créative dans la catégorie "Poésie Jeune Adulte". À cette occasion, son premier recueil intitulé Murmures Enchantés a vu le jour grâce à la maison d’édition Les Bonnes Feuilles (anciennement Poésie io).


Ce recueil est un véritable voyage intérieur, entre fragilité, force et résilience. Chaque poème murmure une vérité, un ressenti, une lumière au milieu du tumulte. Mey-Lie Macchi y explore les contours de l’identité, les sensations intimes et les mouvements de l’esprit avec une rare délicatesse.


Aujourd’hui, elle poursuit son travail d’écriture avec un second recueil en préparation. Parmi ses poèmes en cours, "Ce jeune corps" se distingue par la sincérité de son regard : il raconte, sans détour, le quotidien d’une jeune femme vivant avec le TOC. Un texte poignant, miroir de tant de vécus invisibles.


👉 Découvrez Murmures Enchantés ici : lesbonnesfeuilles.fr/mey-lie-macchi/murmures-enchantes


Suivez Mey-Lie Macchi dans ses murmures poétiques – entre éclats de vérité, beauté du langage et exploration de soi.

 
 
 
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