top of page


Le mot du réalisateur Mathieu


En 2012, je tombe amoureux. À sa grande habitude, le TOC vient tenter de tout bousiller. Comme je l’ai déjà vu à l’œuvre une fois dans ce rôle, je décide de ne pas le laisser faire. « Tu ne m’auras pas deux fois ».

J’ai lu – je ne sais plus où – que le Toc serait la « maladie du tabou ». Alors je me dis que si j’arrive à l’étaler sur grand écran et à le partager avec d’autres dans une salle de cinéma, ce ne sera peut-être plus un tabou, et donc peut-être plus une maladie…voire même que ça va totalement lui enlever son pouvoir de nuisance. Comme on ouvre la fenêtre sur un grand soleil face à un vampire. L’issue est incertaine mais le jeu semble carrément en valoir la chandelle.

Dans le film « SOS Fantômes », des chasseurs de fantômes posent une boîte au sol, qu’ils activent et les fantômes se retrouvent alors aspirés et capturés. Le film et son dvd seront cet aspirateur. Ranger les douleurs et la mort dans un dvd, les mettre sur une étagère et les laisser prendre la poussière, tranquillement. En pouvant juste les regarder de temps en temps si besoin.


Lieu du tournage de la « fiction psy », avant le tournage. 2017

D’abord, il me semble évident que je dois filmer quelqu’un.e qui a des Tocs, et que ce quelqu’un.e ne peut pas être moi. Question de pudeur, tout autant que volonté de tordre le cou à ces nauséabonds reportages de TF1 présentant les malades comme des bêtes de foire. Je veux essayer de construire un autre imaginaire de la maladie, en partant du témoignage des premier.es concerné.es.

Je commence à écrire ce film-là, mais très vite il se transforme. Perdu avec mon besoin de film mais sans personnage, je décide de partir de mes propre « Tocs ». Après tout, cette maladie, je la connais bien. Mais pour autant, comme dans mes précédents films, je ressens la nécessité de rencontrer des gens et de les filmer, quand bien même j’ai besoin de parler de ce qui m’est arrivé. Toute révélation me semble supposer un témoin.

Alors, j’écris, patiemment, parfois pour trouver des sous, parfois pour moi. J’écris sans relâche pendant trois ans, pour inventer une « armature de film » qui puisse traduire un cheminement et une idée : quand « on est fou », c’est aussi et surtout le rapport à l’autre qui est en feu. Il me faut donc écrire ces autres, tout en leur laissant la place pour malmener le tournage comme le propos. « Des autres », aussi, avec en ligne de mire la place à venir pour le spectateur.

Photo du tournage « fiction psy », 2017.

Quand le poids des pages menace de faire s’écrouler le bureau, vient le temps des amis.es et de la « mise en production » de l’affaire. A savoir : mettre en débat ce qui est écrit et se retrousser les manches, avec les compagnons de toujours, pour faire rentrer toutes ces idées dans un tournage. Au passage, malmener scénario et théories, et redécouvrir « l’accident documentaire » dans une joyeuse effervescence collective. Un tournage de quelques semaines à peine, en regard des 7 ans qui ont été nécessaire à la construction du film.

Et puis, par la suite, tenir bon. Tenir bon dans « l’hiver du film », quand le tournage est terminé et que commence le marathon informatique du montage. La rencontre avec la monteuse sera déterminante : c’est elle qui amènera le film bien au-delà de ce qui était initialement écrit. Ou quand contre toute attente, Lyon devient le théâtre d’une nouvelle grande aventure humaine et cinématographique, dans des petits bureaux où il fait pourtant froid.


Les post-it, compagnons de toujours du montage

Malgré tout, le temps est long, d’autant qu’en sept ans, la vie bouge et que l’impulsion initiale se cogne aux réalités du présent. En attendant, toujours : des mails, des dossiers, des disques durs et les mâchoires un peu serrées en attendant des jours meilleurs. Le temps manque, l’argent aussi mais heureusement il y a toujours les amis.es et Synaps pour y croire, alors tout va bien finir par bien finir.

Hiver 2019. C’est fini. Et s’annonce le temps de la route qui défile par la fenêtre de la voiture, et des bières artisanales qu’on ne connaît pas encore mais qui s’annoncent déjà pleines de promesses. Au-delà des blagues, c’est maintenant animé d’un puissant besoin de partage que j’aborde la diffusion. Pourtant en 7 ans, j’ai presque perdu ce besoin de témoigner qui m’animait initialement, tant la construction du film a été l’occasion de parler du TOC autour de moi comme jamais je ne l’avais fait auparavant.

Ce que j’espère par contre maintenant, c’est transmettre et partager ce salvateur espace de parole que j’ai eu et que j’ai la chance d’avoir avec d’autres au quotidien. Qu’il puisse – simplement – faire du bien mais aussi malmener l’apparent calme de la vie sociale et de sa normalité étouffante.

Dans un des rares films sur le TOC qu’il m’ait été donné de voir, l’un des personnages m’avait bouleversé en disant que que s’il pouvait passer l’énergie que lui demande la description du toc à des gens perplexes, à plutôt prendre soin de lui, alors il irait beaucoup mieux.

Ainsi, avec Le Grand Ordinaire, j’ai tenté de vous décrire ce qu’il se passe dans ma tête. Pour mieux vous demander : c’est comment dans les vôtres?


 
 
 

Dernière mise à jour : 16 mars 2025


Comment le TOC impacte votre vie sexuelle


Vivre avec un trouble obsessionnel compulsif (TOC) signifie être constamment assailli par des pensées intrusives et indésirables qui génèrent une grande détresse. Ces obsessions peuvent prendre de nombreuses formes, allant des peurs de contamination à des pensées considérées comme "taboues" : images violentes, pensées sexuelles inappropriées (concernant des enfants, des membres de la famille, des figures religieuses, etc.) ou encore des pensées blasphématoires allant à l'encontre des croyances de l'individu.

Pour apaiser leur anxiété, les personnes atteintes de TOC développent des compulsions – des comportements répétitifs ou des rituels mentaux destinés à neutraliser leurs obsessions. Malheureusement, ces mécanismes d’adaptation les enferment dans un cercle vicieux qui affecte tous les aspects de leur quotidien, y compris leur vie intime et sexuelle.


TOC et sexualité : un impact significatif


Le TOC ne s’arrête pas aux portes de la chambre à coucher. Les pensées intrusives peuvent survenir à tout moment, y compris lors des rapports sexuels, ce qui complique l’intimité et le plaisir.


L’impact du TOC sur la sexualité varie d’une personne à l’autre en fonction des thèmes obsessionnels dominants. Voici quelques conséquences fréquentes :


  • Le sexe comme déclencheur de TOC : Pour certains, l’acte sexuel en lui-même peut provoquer une vague d’angoisse et être intégré au traitement par exposition avec prévention de la réponse (ERP).

  • Le sexe utilisé comme compulsion : Certaines personnes cherchent à se rassurer sur leurs obsessions en utilisant le sexe pour "prouver" quelque chose à elles-mêmes, ce qui alimente leur trouble.

  • Une baisse de la libido et des troubles de l’orgasme : Que ce soit à cause de l’anxiété excessive ou des effets secondaires des traitements médicamenteux, le désir sexuel peut être profondément altéré.


Si vous êtes concerné par ces difficultés, sachez que vous n’êtes pas seul. Des outils comme l’ERP et la pleine conscience peuvent vous aider à retrouver une sexualité plus épanouie.


Gérer les pensées intrusives pendant les rapports sexuels


Tout le monde a des pensées intrusives à un moment donné. Cependant, les personnes souffrant de TOC sont particulièrement sensibles à ces pensées et ont tendance à les interpréter comme dangereuses ou significatives.

L’une des caractéristiques du TOC est une hyperactivité du centre de la peur dans le cerveau, qui envoie des signaux d’alarme même en l’absence de danger réel. Par exemple, certains peuvent être envahis par des pensées inappropriées au moment de l’orgasme et se demander :


  • "Et si cette pensée signifiait quelque chose de terrible sur moi ?"

  • "Si je ressens une excitation malgré mes pensées intrusives, est-ce une preuve que je les apprécie ?"

  • "Et si je perdais le contrôle pendant l’acte sexuel ?"

Face à ces angoisses, la réponse naturelle est souvent d’essayer de supprimer ou de combattre ces pensées, ce qui ne fait que les renforcer. Des études ont montré que tenter d’éviter une pensée conduit paradoxalement à l’amplifier.


L’ERP : une approche efficace


L'exposition avec prévention de la réponse (ERP) est la méthode thérapeutique de référence pour traiter le TOC. Elle consiste à confronter progressivement l’individu à ses peurs tout en l’empêchant de recourir à des compulsions.

Dans le cadre du TOC et de la sexualité, l’ERP peut inclure :


  • Des expositions mentales : Accepter et tolérer la présence des pensées intrusives pendant l’acte sexuel sans chercher à les chasser ou à leur donner un sens.

  • Des expositions physiques : Pour ceux dont le TOC est lié à des obsessions de contamination (fluides corporels, sueur, etc.), il s’agit de se confronter progressivement à ces éléments sans éviter ni ritualiser.

  • La prévention des réponses : Ne pas céder aux compulsions telles que la vérification mentale de l’excitation, la recherche d’assurance ou la rumination après l’acte.


Pourquoi éviter les déclencheurs ne fonctionne pas


L’évitement peut sembler être une solution immédiate pour réduire l’anxiété, mais il alimente le cercle vicieux du TOC. Lorsqu’une personne évite le sexe pour ne pas être confrontée à ses pensées, elle renforce inconsciemment l’idée que ces pensées sont dangereuses et à fuir. Cela amplifie l’anxiété à long terme et détériore encore plus la vie intime.


Le piège du sexe compulsif


À l’inverse, certaines personnes atteintes de TOC utilisent le sexe comme une compulsion pour obtenir une certitude absolue sur leurs obsessions. Par exemple :

  • Une personne ayant des obsessions pédophiles peut rechercher des rapports sexuels fréquents pour se "prouver" qu’elle est attirée par des adultes.

  • Une personne souffrant d’obsessions sur son orientation sexuelle peut tester son excitation avec différents partenaires pour valider son identité.

  • Une personne avec des obsessions relationnelles peut utiliser le sexe pour vérifier si elle est "suffisamment" attirée par son partenaire.


Dans ces cas, la prévention des réponses est essentielle pour éviter que le sexe ne devienne un rituel de vérification compulsive.


L’effet des médicaments


Les médicaments, en particulier les antidépresseurs (ISRS), sont souvent prescrits pour traiter le TOC. Bien qu’ils puissent apporter un soulagement significatif, ils peuvent aussi entraîner des effets secondaires impactant la sexualité, comme une baisse de la libido ou des difficultés à atteindre l’orgasme.

Il est important d’aborder ces préoccupations avec un psychiatre pour ajuster le traitement si nécessaire.


La pleine conscience : un outil puissant


La pleine conscience consiste à observer ses pensées et émotions sans jugement, plutôt que de chercher à les combattre. Dans un contexte sexuel, elle permet de :


  • Accepter la présence des pensées intrusives sans y réagir compulsivement.

  • Se recentrer sur l’expérience sensorielle du moment présent.

  • Développer une relation plus saine et détendue avec sa propre sexualité.


Un exercice concret consiste à reconnaître une pensée intrusive et à se dire : "D’accord, cette pensée est là. Je la laisse exister sans y répondre et je me recentre sur mon expérience."


Le TOC peut avoir un impact majeur sur la vie sexuelle, mais des outils efficaces existent pour retrouver une intimité plus sereine. En intégrant l’ERP, la pleine conscience et une bonne communication avec un professionnel de santé, il est possible de briser le cycle des pensées intrusives et de réapprendre à vivre pleinement sa sexualité.

Si vous êtes concerné, sachez que vous n’êtes pas seul. Il est possible de surmonter ces défis et de retrouver une vie sexuelle épanouie malgré le TOC.

 
 
 


Si vous souffrez d'un trouble obsessionnel-compulsif (TOC) , vous pourriez vous retrouver à essayer de comprendre comment vous pouvez arrêter d'avoir des pensées de TOC . Tu n'es pas seul. Cependant, ce que beaucoup de personnes atteintes de TOC ne réalisent pas, c'est que les pensées pénibles qu'elles éprouvent ne sont pas nécessairement quelque chose sur lesquelles elles ont (ou peuvent avoir) un contrôle. Bien que ce fait puisse initialement vous stresser, comprendre comment fonctionne votre pensée TOC et pourquoi cela se produit vous aidera à développer des moyens plus efficaces pour y faire face. Pensées intrusives et obsessionnelles Environ 94 % des gens ont parfois des pensées étranges (ou même dérangeantes) qui leur viennent à l'esprit quotidiennement. 1 Appelés « pensées intrusives », ces événements étranges sont en fait normaux et la plupart des gens ne les remarquent même pas. Le problème est lorsque ces pensées deviennent non seulement intrusives mais obsessionnelles. Une personne atteinte de TOC peut ressentir des pensées intrusives sans relâche et avec une intensité qui peut sérieusement affecter son bien-être. Plutôt que d'avoir une réponse neutre à une pensée passagère, une personne atteinte de TOC éprouve une réponse dans son esprit et son corps. Plus ils persévèrent dans la pensée, plus ils ressentent d'anxiété. Le cycle peut être pénible et peut avoir un impact sur leur capacité à fonctionner. 2 Vous ne pourrez peut-être pas contrôler si une pensée intrusive vous vient à l'esprit, mais vous pouvez contrôler la façon dont vous y réagissez. Si vous souffrez de TOC et que vous luttez contre des pensées intrusives, voici quelques informations clés sur les raisons pour lesquelles ces pensées se produisent et comment vous pouvez apprendre à y faire face. Qu'est-ce qu'une pensée obsessionnelle ? Fusion pensée-action Les personnes atteintes de TOC peuvent croire que le simple fait de penser à quelque chose de dérangeant (comme agresser un voisin ou tuer son conjoint) équivaut moralement à commettre un tel acte. C'est ce qu'on appelle la fusion pensée-action, et c'est l'une des raisons pour lesquelles les pensées intrusives sont plus pénibles pour les personnes atteintes de TOC. 3 Autre exemple, une personne atteinte de TOC pourrait croire que le simple fait de penser à un accident de voiture ou à contracter une maladie grave augmente la probabilité que ces événements se produisent. Ils peuvent même croire que s'ils ont cette pensée, cela signifie que l'événement se produira, à moins qu'ils ne fassent quelque chose pour l'empêcher. Au lieu de laisser leurs pensées aller et venir, les personnes atteintes de TOC assument la responsabilité personnelle de leurs pensées. Ils ont également tendance à interpréter ces pensées comme étant plus importantes qu'elles ne le sont réellement.

Fusion pensée-action et TOC Compulsions comportementales Le fait de percevoir les pensées comme urgentes et importantes donne à une personne le sentiment qu'elle doit immédiatement agir ou y répondre de la « bonne » manière. Une personne souffrant de TOC peut développer des compulsions en réponse à ses pensées obsessionnelles. 4 Ces actions et comportements sont une tentative d'atténuer la détresse causée par la pensée. Les compulsions peuvent être un peu comme des superstitions pour les personnes atteintes de TOC. Souvent, une personne se rend compte que les comportements ne sont pas rationnels (c'est ce qu'on appelle la perspicacité ), mais la peur de ce qu'elle croit arrivera si elle ne les met pas en œuvre est convaincante. L'accomplissement d'un rituel soulage temporairement l'anxiété, mais maintient une personne coincée dans le cycle car cela renforce la pensée obsessionnelle. Par exemple, une personne qui est obsédée par le fait que sa maison brûle pendant qu'elle est au travail peut vérifier de manière compulsive que le poêle est éteint avant de quitter la maison tous les jours. Ils peuvent croire que s'ils ne terminent pas le rituel (par exemple, vérifier un certain nombre de fois ou vérifier dans un ordre spécifique), leur maison sera en danger. Lorsqu'ils rentrent chez eux en fin de journée pour constater que leur maison n'a pas brûlé, cela renforce la conviction que leur rituel de vérification était protecteur. Compulsions mentales Les compulsions peuvent aussi être mentales. Par exemple, une personne pourrait croire que si elle ne « réfléchit pas » ou n'analyse pas suffisamment une pensée, elle deviendra une réalité. Penser à une « mauvaise » pensée peut aussi être une tentative de la neutraliser ou de « l'équilibrer ». Donner à plusieurs reprises de l'attention et de l'énergie mentale à une pensée intrusive peut d'abord ressembler à une résolution de problèmes productive. En réalité, le mode de pensée obsessionnel ne donne généralement pas à une personne atteinte de TOC un aperçu utile. En fait, il est plus susceptible d'aggraver l'anxiété d'une personne. Persévérer maintient également le cycle des pensées intrusives et des comportements compulsifs. Pourquoi l'hyper-conscience se retourne contre lui Si une personne atteinte de TOC pense que ses pensées intrusives sont dangereuses, elle peut essayer de les surveiller de près. Cela peut sembler une vigilance nécessaire, mais l'intensité avec laquelle quelqu'un surveille sa propre pensée peut facilement devenir une hypervigilance. Une fois qu'une personne qualifie une certaine pensée de dangereuse et en devient hyperconsciente, elle peut être dépassée. Lorsque cela se produit, ils pourraient réagir en essayant de repousser la pensée. Bien que cela puisse sembler être une bonne solution, ce n'est pas facile et cela ne fonctionne pas nécessairement. La recherche a montré que le cycle de surveillance et de suppression des pensées chez les personnes atteintes de TOC peut conduire au développement de pensées plus obsessionnelles.  Accepter les pensées ne signifie pas que vous abandonnez. Comprendre que vous n'avez pas le contrôle ne signifie pas que vous donnez le contrôle sur vous aux pensées intrusives. Arrêter les pensées et contrôler les pensées obsessionnelles Conscience de la pensée vs suppression Vous pouvez être conscient d'une pensée intrusive sans essayer de l'arrêter. Vous pouvez commencer par essayer de reconnaître que la pensée essaie de vous contrôler (par exemple, en vous faisant ressentir le besoin d'exécuter une compulsion) et la défier consciemment. La première étape que vous ferez pourrait être de simplement faire une pause lorsque la pensée surgit plutôt que de répondre immédiatement à sa demande urgente. Il peut être inconfortable de considérer la pensée à distance et de résister à l'envie d'effectuer un rituel. Au fil du temps, désamorcer vos pensées obsessionnelles de cette façon peut en fait vous aider à vous sentir plus en contrôle. Une fois que vous êtes capable de mettre un peu d'espace entre vous et vos pensées, vous pouvez commencer à les regarder de manière plus objective. Ensuite, vous pouvez déterminer ce qui déclenche les pensées et examiner de plus près (mais sans porter de jugement) comment vous réagissez. Essayez de ne pas être trop dur avec vous-même ou de ne pas vous décourager pendant ce processus. Il faut de la pratique pour s'éloigner de ses pensées. La pensée obsessionnelle est intense et persistante par nature. Parfois, vous instruire de ne pas penser à une pensée ne fait qu'y attirer plus d'attention. C'est très semblable à ce qui se passe quand quelqu'un vous dit de ne pas penser à une chose en particulier, et soudain, tout ce à quoi vous pouvez penser est cette chose même. Distorsions cognitives et TOC Pensées intrusives vs identité personnelle Même si vous ne faites pas l'expérience de la fusion pensée-action, vous devrez probablement faire face quotidiennement à des pensées obsessionnelles si vous souffrez de TOC. Vous pouvez parfois vous sentir tellement dépassé que vous donneriez n'importe quoi pour arrêter le cycle. Bien qu'il soit plus facile à dire qu'à croire, les pensées ne sont que des chaînes de mots et ne sont pas intrinsèquement dangereuses. Vous n'êtes pas obligé de prendre une pensée au sérieux simplement parce que votre cerveau l'a générée. Vous n'êtes pas vos pensées Les pensées intrusives que vous ressentez ne reflètent pas nécessairement qui vous êtes, mais lorsqu'elles deviennent obsessionnelles, elles peuvent être influencées par les choses qui vous causent le plus d'inquiétude et d'anxiété. De plus, vos pensées ne disent pas nécessairement quelque chose sur vous. Avoir une « mauvaise » pensée ne signifie pas que vous êtes une « mauvaise » personne. Essayez de vous rappeler que les pensées intrusives ne correspondent pas toujours à vos valeurs fondamentales, vos croyances et votre morale. En fait, les pensées de TOC ont tendance à attaquer et à se concentrer sur les choses qui vous offensent. La même chose peut être vraie pour les pensées intrusives qui provoquent la peur, qui ont tendance à être basées sur ce qui vous préoccupe le plus (par exemple, la santé et la sécurité de leur famille). Gérer la culpabilité et la honte Les personnes atteintes de TOC peuvent ressentir une peur et une culpabilité écrasantes face aux pensées intrusives qu'elles éprouvent. 7 Ils peuvent également ressentir une profonde honte , de l'embarras et même de la haine de soi. Essayez d'être gentil et patient avec vous-même. N'oubliez pas que tout le monde a parfois des pensées intrusives et que vous n'êtes pas censé les contrôler. C'est une bonne pratique de reconnaître la pensée ou le sentiment intrusif que vous ressentez, mais cela ne signifie pas que vous devez vous y identifier. Une fois que vous acceptez que vous ne pouvez pas contrôler complètement les pensées, vous pouvez commencer par prendre l'habitude de les reconnaître sans les laisser prendre le contrôle. Les personnes atteintes de TOC peuvent également souffrir de dépression, d'anxiété, de troubles liés à l'utilisation de substances et d'autres problèmes de santé mentale. 8 Obtenir de l'aide Si vos pensées TOC vous empêchent de fonctionner à la maison, à l'école ou au travail et que vous sentez que vous ne pouvez pas y faire face, parlez-en à votre médecin ou professionnel de la santé mentale. Bien qu'il puisse être difficile de demander de l'aide, il existe des traitements pour le TOC qui pourraient vous aider à vous sentir mieux. Comment le TOC est traité Des médicaments De nombreuses personnes atteintes de TOC prennent un ou plusieurs médicaments pour les aider à gérer leurs symptômes. Ils peuvent prendre des antidépresseurs, des anxiolytiques ou d'autres médicaments couramment prescrits pour des problèmes de santé mentale. 9 Certaines personnes atteintes de TOC utilisent également des suppléments à base de plantes ou naturels pour aider à gérer leurs symptômes. Cependant, il n'est pas toujours sûr de prendre ces produits avec des médicaments sur ordonnance. Si vous voulez essayer un remède alternatif , demandez à votre médecin. Thérapie Plusieurs types de psychothérapie peuvent être utilisés pour aider une personne atteinte de TOC à gérer ses pensées obsessionnelles. La plus courante est la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), en particulier une approche connue sous le nom de thérapie d'exposition . Plus précisément, les personnes atteintes de TOC sont souvent traitées en utilisant une approche appelée thérapie de prévention de l'exposition et de la réponse (ERP). 10 Dans ERP, vous et votre thérapeute travaillerez directement avec vos pensées obsessionnelles ainsi que toutes les compulsions associées. Vous utiliserez des techniques telles que des situations de jeu de rôle qui vous causent de la détresse et parlerez de votre processus de réflexion avec votre thérapeute. Il peut sembler accablant ou effrayant de penser à confronter vos pensées, mais gardez à l'esprit que le travail d'exposition se fait lentement, progressivement et avec beaucoup de soutien. Si vous souffrez de TOC, les techniques de pleine conscience peuvent vous aider à développer une perspective plus objective sur vos pensées obsessionnelles. Les exercices de pleine conscience font peut-être déjà partie de votre thérapie, mais vous pouvez également les essayer par vous-même. Il existe même des applications que vous pouvez utiliser pour suivre vos progrès. De nombreuses personnes atteintes de TOC ont finalement besoin de plus d'un type de traitement pour gérer efficacement leurs symptômes. Votre médecin ou thérapeute peut vous aider à trouver la combinaison qui vous convient le mieux.

Tout le monde éprouve des pensées intrusives occasionnelles. Bien qu'elles puissent être étranges ou même dérangeantes, la plupart des gens n'y pensent pas trop – les pensées vont et viennent simplement. Cependant, si vous souffrez de TOC, ces pensées peuvent devenir obsessionnelles. Il se peut que vous ayez du mal à y faire face et qu'il vous soit difficile de fonctionner dans votre vie quotidienne. Essayez de résister à l'envie de repousser les pensées intrusives. La suppression peut sembler être une solution logique, mais elle peut en fait intensifier, plutôt que diminuer, l'obsession et la détresse que vous ressentez autour d'eux. Vos pensées sont réelles, mais faites-en votre objectif de les reconnaître sans vous identifier à elles. Cela peut aider si vous évitez d'analyser ou de trop remettre en question ces pensées, ce qui ne fera que continuer le cycle. Si vous avez du mal à faire face à des pensées intrusives, parlez-en à votre médecin ou à un professionnel de la santé mentale. Si vous souffrez de TOC, il existe des traitements qui peuvent vous aider à gérer vos symptômes.


Traduction google.



 
 
 
bottom of page